Données statistiques et principales causes
Épidémiologie
Depuis plus de vingt ans la MSN fait l'objet, dans les pays développés, de très nombreuses études statistiques visant à évaluer l'importance de ce phénomène au sein de la mortalité infantile globale, d'en suivre les variations, et de dégager des facteurs de risque susceptibles d'être évités.
En France, comme dans tous les pays, ont pu être menées des campagnes de prévention sur le couchage et l'environnement du nourrisson, une baisse d'environ 75 % de la mortalité par MSN a été enregistrée.
La MSN reste cependant une des causes principales de la mortalité Post néonatale entre un mois et un an, et touche plus fréquemment les garçons. En 1997, elle représentait encore 10 % des causes de décès avant l'âge d'un an (mortalité infantile globale).
Les principaux facteurs de risques sont maintenant bien connus. Un certain nombre d'entre eux sont accessibles à des mesures préventives, ce qui permet d'espérer encore quelques progrès.
Le risque de la population générale est passé en quelques années de 1,70 pour 1000 naissances vivantes lors de ces études (tombé à 0,45 pour 1000 en 1999).
Causes et méchanismes
Pour chaque enfant décédé, c'est un travail de "confrontation anatomo-clinique" qui permet d'orienter le diagnostic, en tenant compte des constatations cliniques (circonstances du décès, antécédents personnels et familiaux, examen clinique), biologiques (biochimie, bactériologie, virologie,), radiologiques ainsi que des lésions identifiées lors de l'autopsie.
Ce bilan repose sur deux niveaux de compréhension, un niveau lésionnel identifiant une ou plusieurs causes possibles, et un niveau fonctionnel évoquant le mécanisme du décès, bien souvent encore hypothétique.
Les causes et mécanismes incriminés sont nombreux et fréquemment associés entre eux, avec des facteurs surajoutés notamment liés à l'environnement du bébé.
Les Causes
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Infections : surtout virales mais parfois bactériennes, souvent respiratoires mais parfois touchant d'autres organes, voire généralisées. |
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Reflux gastro-oesophagien dont on a sûrement exagéré la responsabilité ces dernières années. |
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Hyperréflectivité vagale : exagération d'un réflexe normal ralentissant le coeur lors de certain stimulus, souvent d'origine digestive chez le nourrisson. |
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Hyperthermie : réaction fébrile importante lors d'un épisode infectieux, et/ou environnement surchauffé chez un enfant trop couvert. |
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Accident de literie : la fréquence diminue depuis les campagnes de prévention. |
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Autres causes : elles sont beaucoup plus rares. Parmi elles, quelques causes avec un risque familial éventuel comme des cardiopathie, des maladies métaboliques... |
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Enfin, un certain nombre de morts subites restent totalement inexpliquées par le bilan pratiqué : on peut alors parler de Mort Subite inexpliquée du Nourrisson (environ 25% des cas) |
Les mécanismes
Le mécanisme exact qui entraîne la mort lors d'une pathologie ainsi mise en évidence est parfois difficile à comprendre. Plusieurs mécanismes peuvent en fait s'enchaîner ou s'intriquer pour mener à un arrêt cardiaque. On peut parfois conclure à :
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des apnées centrales ou obstructives, |
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des troubles du rythme cardiaque, |
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un spasme laryngé, une asphyxie, |
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un collapsus, des convulsions, un oedème aigu du poumon... |
| Principaux facteurs de risques épidémiologiques de la mort subite du nourrisson |
| Facteurs individuels |
- age : surtout la tranche d'âge de 1 à 4 mois-
- sexe, plus fréquent chez le garçon
- prématurité et/ou hypotrophie
- les vaccins n'influencent pas les risques de MSN
- l'alimentation au sein est un facteur de protection
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| Facteurs familiaux |
- conditions socio-économiques défavorables
- antécédents de décès dans la fratrie,
- antécédents de MSN dans la famille : risque en général extrêmement faible, sauf pathologie familiale particulière,
- jumeau survivant après la MSN de son jumeau : risque majoré pendant les premiers jours (hospitalisation).
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| Facteurs d'environnement |
- prédominance hivernale,
- tabagisme passif pendant la grossesse et après la naissance,
- environnement hyperthermique,
- position ventrale de sommeil : facteur de risque majeur,
- position sur le côté pendant le sommeil ( instabilité).
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| Nombre de MSN (0-1 an) en France (Source INSERM) |
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| 2000 |
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1274
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1389
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1491
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1448
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1285
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1411
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1521
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1564
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1393
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1422
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1369
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1464
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1291
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1133
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880
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537
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450
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360
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354
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338
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348
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| 1500 |
| 1000 |
| 500 |
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| 0 |
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80 |
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81 |
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82 |
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83 |
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84 |
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85 |
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86 |
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87 |
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88 |
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89 |
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90 |
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91 |
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92 |
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93 |
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94 |
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95 |
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96 |
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97 |
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98 |
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99 |
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00 |
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